Pourquoi la vanille Bourbon ne vient pas forcément de l’Île de la Réunion
Vanille Bourbon : Pourquoi ce label ne signifie pas (seulement) La Réunion ?
Ah, la Vanille Bourbon… Rien que ce nom suffit à évoquer des images de gâteaux moelleux, de crèmes brûlées onctueuses et de parfums enivrants. C’est sans doute l’appellation la plus célèbre au monde lorsqu’on parle de vanille. Mais posez la question autour de vous : « D’où vient la vanille Bourbon ? ».
Neuf fois sur dix, on vous répondra avec certitude : « De l’Île de la Réunion ! ». C’est une erreur très commune. Si La Réunion est bien le berceau historique de cette appellation, elle est aujourd’hui loin d’être la seule (ni même la principale) productrice de cet or noir.
En tant qu’amoureux des épices, il est temps de lever le voile sur cette confusion fréquente entre origine géographique et appellation botanique, pour vous aider à mieux choisir vos gousses.
I. Un peu d’histoire : De l’Île Bourbon à l’Océan Indien
Pour comprendre pourquoi votre gousse s’appelle « Bourbon », il faut remonter le temps, à l’époque de la royauté française. Au 17ème siècle, l’île que nous connaissons aujourd’hui sous le nom de La Réunion s’appelait alors l’Île Bourbon, en l’honneur de la famille royale des Bourbons.
C’est sur cette île que les Français ont acclimaté l’orchidée vanillier (la Vanilla Planifolia) importée du Mexique. Après la découverte de la pollinisation manuelle par le jeune esclave Edmond Albius en 1841, la culture de la vanille a explosé sur l’île.
Cependant, le génie français ne s’est pas arrêté aux frontières de La Réunion. Les planteurs ont rapidement réalisé que les îles voisines de l’Océan Indien offraient le même climat tropical idéal, les mêmes sols riches et la même humidité nécessaire à l’épanouissement de la liane. La culture s’est alors exportée massivement vers Madagascar et l’archipel des Comores. Si le nom de l’île a changé pour devenir « La Réunion » après la Révolution, le nom de la vanille, lui, est resté attaché à son histoire royale : la vanille Bourbon.
II. Que dit la réglementation officielle ?
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, « Vanille Bourbon » n’est pas une simple appellation marketing que n’importe qui peut utiliser. C’est un label géographique protégé et strictement encadré par un décret (notamment celui de 1964).
Ce qu’il faut retenir : Pour avoir le droit de porter le nom de « Vanille Bourbon », la gousse doit impérativement provenir de l’Océan Indien. L’appellation regroupe officiellement les productions de ces cinq entités :
- Madagascar
- Les Comores
- L’Île Maurice
- Les Seychelles
- La Réunion (France)
C’est ici que la réalité du marché frappe : si La Réunion a donné son nom à la variété, c’est bien Madagascar qui est aujourd’hui le géant incontesté du secteur. La Grande Île produit environ 95% de la Vanille Bourbon mondiale. Il est donc statistiquement presque certain que la « Vanille Bourbon » que vous dégustez provienne des terres malgaches.
III. Madagascar vs La Réunion : Le match des terroirs
Si la provenance diffère, la qualité est-elle comparable ? Absolument. Il s’agit dans les deux cas de la même variété botanique, la Vanilla Planifolia, reconnue pour son taux de vanilline naturel exceptionnellement élevé.
Le profil aromatique
La Vanille Bourbon de Madagascar et celle de La Réunion partagent cet ADN commun : un parfum franc, des notes chaudes de cacao, une touche crémeuse et parfois florale. C’est le goût « référence » de la vanille dans notre mémoire collective. Les différences vont se jouer sur des nuances subtiles de terroir (sol volcanique, microclimat) que seuls des palais extrêmement entraînés peuvent parfois distinguer.
Le rapport qualité/prix : Pourquoi Madagascar l’emporte
La production à la Réunion est devenue confidentielle, avec des coûts de main-d’œuvre européens, ce qui en fait un produit de luxe extrêmement onéreux, souvent réservé à la haute gastronomie locale ou aux touristes.
À l’inverse, Madagascar bénéficie de vastes étendues de culture et d’un savoir-faire ancestral transmis de génération en génération. Cela permet d’obtenir une gousse grasse, charnue, noire et luisante, avec une qualité aromatique identique à celle de sa voisine réunionnaise, mais à un prix beaucoup plus accessible pour le pâtissier amateur ou professionnel.
C’est pourquoi, pour vos pâtisseries du quotidien comme pour vos grands desserts de fête, nous recommandons la Bourbon de Madagascar. C’est le choix de la raison et du goût.
Si vous pâtissez régulièrement, notre Pack 20 gousses de vanille bourbon madagascar constitue une excellente entrée en matière pour avoir toujours de la qualité sous la main. Pour les grands passionnés qui préparent leurs propres extraits ou qui cuisinent chaque semaine, le format économique Pack 50 gousse de vanille bourbon madagascar offre le meilleur coût par gousse du marché.
IV. Conclusion : L’assurance de l’excellence avec la Bourbon de Madagascar
Vous l’aurez compris : lire « Vanille Bourbon » sur une étiquette ne garantit pas une origine réunionnaise, mais cela garantit quelque chose de bien plus important : un standard de qualité.
Ce label est la promesse d’une vanille de l’Océan Indien, préparée selon la méthode traditionnelle de l’échaudage et du séchage au soleil, offrant ce parfum puissant et réconfortant que nous aimons tant. En choisissant la Vanille Bourbon de Madagascar, vous optez pour l’excellence aromatique reconnue par les plus grands chefs du monde, tout en respectant l’histoire et le voyage de cette épice fascinante.
À vos fourneaux !




